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Robotaxis: bientôt une réalité? Mouser Technical Content Staff

Crédit image: Irina − stock.adobe.com ; généré par IA

 

Le véhicule autonome (VA) est un rêve ancien, mais qui n’a commencé à se concrétiser qu'au cours de ces dernières années. Les robotaxis, ou taxis autonomes, ont stimulé l’imagination des constructeurs automobiles, qui ont investi plus de 100 milliards de dollars dans leur développement.[1] Malgré cet investissement considérable, aucun service de robotaxis de niveau 4 n’a encore franchi le seuil de rentabilité. Cet article passe en revue les technologies de pointe qui rendent ces véhicules possibles, avant d’examiner les défis majeurs qui freinent encore leur mise sur le marché.

Technologies équipant les robotaxis

Pour être véritablement autonomes, les robotaxis s’appuient sur un ensemble de technologies avancées : essentiellement des radars, des lidars, des capteurs à ultrasons et des caméras, qui fournissent au véhicule des données visuelles détaillées. Grâce à leurs capteurs intégrés, ces VA sont capables de détecter et d’identifier des objets, des véhicules, des piétons et tout autre obstacle. Ils disposent ainsi des informations nécessaires à une prise de décision éclairée.

Les informations transmises par ces capteurs contribuent au bon fonctionnement et à la sécurité du véhicule, mais elles nécessitent en contrepartie des capacités de traitement de données et de communication. Les processeurs et les protocoles de connectivité s’avèrent dès lors indispensables pour gérer les volumes considérables de données générées par ces technologies de surveillance. Par ailleurs, l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique (machine learning, ML) jouent un rôle majeur dans l’analyse de ces données en temps réel comme dans la détection des dangers et la prédiction du comportement des autres conducteurs. Ces technologies permettent au véhicule de se déplacer seul dans des environnements complexes et d’améliorer progressivement ses performances par auto-apprentissage.

Les systèmes de cartographie haute précision fournissent des tracés routiers détaillés, détaillent le marquage au sol et indiquent l’emplacement des panneaux de signalisation ainsi que les limitations de vitesse. Sur la base de ces informations, les robotaxis sont en mesure d’anticiper les virages, les intersections et les obstacles et de planifier leurs mouvements en conséquence. Ces véhicules nécessitent en outre des systèmes logiciels robustes pour détecter et prévenir les risques tels que les défaillances de capteurs et les menaces de cybersécurité. Il en va en effet de la sécurité du véhicule et de ses passagers.

Défis majeurs avant commercialisation

Malgré ces merveilles de technologie, les robotaxis doivent encore surmonter d’importants obstacles avant d’être réellement prêts pour la commercialisation, qu’il s’agisse de contraintes réglementaires et juridiques, de préoccupations liées à la sécurité, de la confidentialité des données ou encore de la responsabilité en cas d’accident. La tâche est d’autant plus complexe que les réglementations varient selon les régions, ce qui entrave toute adoption à grande échelle de ce type de véhicules.

La sécurité et la fiabilité sont primordiales, en particulier en milieu urbain, où les VA doivent gérer à la fois les conditions météorologiques, la circulation et l’imprévisibilité des conducteurs humains. Des incidents comme celui ayant touché Cruise, la filiale de General Motors qui a suspendu ses opérations de robotaxis après un accident avec un piéton,[2] illustrent le fragile équilibre entre perception publique, sécurité et réglementation.

Une autre question épineuse est celle de la rentabilité. En plus des lourds investissements en recherche et développement, les services de robotaxis ont un coût d’exploitation élevé qui comprend, entre autres, le personnel nécessaire à la supervision à distance et à l’assistance routière. Par exemple, le modèle économique de Cruise nécessitait 1,5 personne par véhicule.[3] Comparé aux modèles actuels avec une personne par véhicule, ce personnel supplémentaire se traduit par un déficit total de 34 000 USD par véhicule autonome.[4] De son côté, le constructeur Baidu se montre optimiste en affirmant que leur service Apollo sera rentable dès 2025.[5]

L’avenir des robotaxis

L’avenir des robotaxis est entre les mains des acteurs clés du secteur (Waymo, Tesla, Baidu) et dépendra en grande partie de leur réussite. Waymo se détache du peloton de tête avec des investissements considérables, ses brevets et ses millions de kilomètres parcourus en mode autonome. Soutenu par une IA de pointe et des capacités de cartographie avancées, le service Apollo Go de Baidu connaît une rapide expansion en Chine. Enfin, Tesla, déjà à la tête d’une vaste flotte et dont l’approche repose sur l’usage de caméras, continue d’améliorer son système propriétaire de conduite entièrement autonome (FSD).

L’acceptation de ces services par le public constitue un autre facteur déterminant. Selon une enquête récente menée par l’American Automobile Association (AAA), 68 % des Américains hésitent encore à monter dans un véhicule entièrement autonome par manque de confiance.[6] Pour renforcer cette confiance, les opérateurs mettent en avant des données attestant de la sécurité et de l’efficacité des VA et proposent même des essais gratuits.

La conformité réglementaire, les considérations éthiques et l’acceptation par le public doivent être pleinement prises en compte avant que les robotaxis puissent connaître une adoption significative. De même, les normes de sécurité pour les VA doivent être au moins aussi strictes que celles appliquées aux véhicules conduits par des humains. Enfin, la mise en service de robotaxis exige également de clarifier les questions de responsabilité en cas d’accident et de politiques d’assurance, et de planifier les infrastructures, notamment pour garantir un réseau 5G fiable et des communications véhicule‑à‑tout (V2X).

Conclusion

Les robotaxis représentent un avenir à la fois prometteur et complexe pour le secteur des transports. Le passage de prototype médiatisé à la réalité s’accompagne de défis majeurs. Les géants Waymo, Tesla et Baidu continuent d’innover et de tester leurs technologies, mais rien ne leur garantit aujourd’hui d’atteindre le seuil de rentabilité et l’adoption à grande échelle, malgré les progrès réalisés en ce sens. L’avenir des robotaxis dépendra de la capacité des constructeurs à surmonter les obstacles réglementaires, à gagner la confiance du public et à atteindre une mise à l’échelle durable. Cette technologie a indéniablement le potentiel de redéfinir tout le secteur des transports, mais seul le temps dira si les investissements considérables consentis porteront leurs fruits.

Pour une analyse plus approfondie de ce sujet, lisez l’article complet.

Cet article a été généré avec l’aide de Copilot pour Microsoft 365.

 

Sources

[1]  https://www.idtechex.com/en/research-report/autonomous-vehicles-markets-2025-2045/1045
[2]  https://www.businessinsider.com/robotaxis-general-motors-cruise-problems-tesla-elon-musk-2024-12
[3] https://www.nytimes.com/2023/11/03/technology/cruise-general-motors-self-driving-cars.html
[4] https://www.forbes.com/sites/gustavo-castillo/2024/10/09/challenging-economics-will-slow-the-deployment-of-robotaxis/
[5]  https://www.theregister.com/2024/05/17/apollo_go_profitable/
[6]  https://newsroom.aaa.com/2023/03/aaa-fear-of-self-driving-cars-on-the-rise/



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